Sira – Le Premier Héritage


Avant Propos

Afin de vous permettre de mieux connaître les univers qu’elle propose, la section Jeu de Rôle vous donne rendez vous chaque dimanche pour un feuilleton inspiré des parties d’un des groupes de l’association. Cette histoire, Sira – Le Premier Héritage est inspirée des parties d’un des groupes de l’année précédente, les cinq personnages, autour desquels s’articule l’histoire, étant les personnages joués par les membres de ce groupe. Comme le nom l’indique, cette histoire se déroule dans l’univers de Sira, créé par l’un des membres de l’association.


Chapitre 1 : Enfer sur Terre

Baie d’Aventia, 225ème année de la cinquième ère (5E225)

Une odeur de cadavre brûlé flottait encore dans l’air lorsque cinq individus ouvrirent péniblement les yeux. En se relevant, ils ne purent que constater le massacre qui les entourait. La cathédrale de la Lumière était détruite et les restes calcinés de trente milles hommes étaient éparpillés autour d’eux. Trois légions entières avaient été pulvérisées, et aucun d’eux n’arrivait à se rappeler ce qui s’était passé. Ils se regardèrent les uns les autres, leurs uniformes faisaient peine à voir, leurs armures aventienne étaient déchirées et il ne restait de leurs capes rouges que des lambeaux. Il y avait là Ménésos, un thérono arrogant, suffisant de sa puissance dans l’invocation ; Fandral un Aerys’t se battant avec ses deux lames acérées ; Ezian, une éoienne tuant aussi bien avec ses dagues qu’avec son charme ; Ella, une magicari Aerys’t élémentaliste et Tinuviel, dernière des elfes et sortie de sa stase il y a seulement trois ans. Ils ne se connaissaient pas, mais semblaient être les seuls survivant d’un cataclysme qui a emporté trois armées Aventienne entières.

Ils décidèrent d’aller enquêter, après tout il n’y avait que ça à faire dans cette vaste plaine, et se dirigèrent donc vers les restes encore fumant de la cathédrale de Dealm Lumia. C’est en se rapprochant qu’ils commencèrent à la percevoir, une pulsation régulière dans l’énergie vitale, régulière et malsaine. Lorsqu’ils entrèrent dans le bâtiment en ruine, l’énergie vitale semblait encore plus perturbée : quelque chose n’avait rien à faire dans ce temple de la lumière et le conflit se sentait à tous les niveaux. C’est en s’approchant qu’ils finirent par comprendre, une stèle s’était brisée durant l’attaque, une stèle qui semblait renfermer des énergies de l’Ombre. Ils ne savaient pas à quel point ils avaient raison. En s’approchant de la stèle ils découvrirent, sagement posée dans le fond, Orexa. Cette épée contient à elle seule plus d’énergie de l’Ombre que tout le reste du continent. Mais que faisait-elle ici, dans le plus grand sanctuaire de la Lumière de tout l’empire ?

Carte de la Baie d’Aventia durant l’ère suivante. La baie étant déchirée par la guerre civile entre les partisans de l’empereur et les partisans de la république, les villages autour de Dealm Lumia sont pour la plupart détruit au moment des faits et ne furent reconstruit qu’après, d’où l’absence du village de Dirium par exemple.

L’énergie et la promesse de puissance qu’offrait l’épée attiraient les cinq survivants. Devenir aussi puissant que l’empereur d’Aventia, voilà qui attirerai même le plus simple paysan de la baie, mais Ménésos y voyait encore autre chose. Il avait devant lui l’une des cinq lames légendaires forgées par son peuple il y a deux cents ans, lors de la révolte coloniale. Trop avide, oubliant que ces lames tuaient ceux qui n’étaient pas digne d’elle, il tendit la main et agrippa fermement la fusée de l’épée. Une vague d’énergie surpuissante traversa tout son corps, manquant de peu de le briser. Mais, contre toute attente, il survécut et tenait dans sa main plus de pouvoir qu’aucun homme ne puisse en rêver. Les quatre autres regardèrent le thérono avec un mélange de jalousie et de crainte mais tous comprirent qu’il fallait partir vite : l’empereur ne voudrait surement pas que quelqu’un se balade à une semaine d’Aventia avec une arme capable d’égaler son pouvoir.

Ils mirent trois jours à atteindre le village le plus proche, Prisea. Leurs tenues attirèrent immédiatement l’attention des quelques gardes du village. En cette période de rébellion, des individus qui portaient des armures détruite de la Légion devenaient rapidement suspects. Ils interdirent l’accès aux rescapés et c’est là que le premier drame se produisit… Ménésos entendit une voix chuchoter dans son esprit « Afflicto Infir Orex Denerm Fert ». Les gardes devant eux commencèrent à se tordre de douleur et des cris déchirants leur parvinrent depuis le village. Orexa venait, à sa manière, de leur libérer la route. Mais les cinq anciens légionnaires se regardèrent avec effrois. C’était ça le véritable pouvoir d’Orexa ? Une épée capable d’agir seule et de décimer tout un village en quelques secondes ? Ménésos n’aimait pas un pouvoir sur lequel il n’avait pas de contrôle. Au milieu des cadavres qui jonchaient maintenant le village de Prisea, les cinq rescapés de l’enfer sur terre prirent une décision : il fallait détruire cette lame.

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